Valérie Pécresse, en 5 étapes

1- rue Lesdiguières (Gap)

Je me suis toujours sentie l’âme d’entrepreneur. Mes grands-parents maternels tenaient une mercerie-bonneterie, rue Lesdiguières, à Gap, dans les Hautes-Alpes. Toute petite, je déambulais dans les entrepôts familiaux. Puis, j’ai déroulé le fil : une école de commerce, HEC. Et aujourd’hui, la région Ile de France, où  chaque Euro est investi dans le cadre d’un contrat de performance. Comme on gère une entreprise.

2- faubourg St Honoré (Paris)

Ma première montée des marches de l’Elysée, au 55 faubourg St Honoré, date de 1997. En mode commando ! C’est Bernadette Chirac qui m’intronise « coach numérique » du Président. Il faut aller vite : dissolution ratée, affaire du « mulot », Chirac déprime… On court acheter un ordinateur, une table spéciale. Un truc infaillible pour captiver mon élève ? Le faire surfer sur des sites sur le sumo et de l’homme de Tautavel.

3- Yalta (Russie)

J’avoue, j’étais amoureuse du Docteur Jivago, le héros de Jules Verne. Pour mieux lui déclarer ma flamme, je pars apprendre sa langue, en Russie. Direction les camps de jeunesse communiste, à Yalta, puis sur la Baltique. Deux séjours étonnants et formateurs, qui m’ont ouvert les yeux. J’ai appris à me méfier de la propagande russe. Pour y faire face, il nous faut un Président fort. François Fillon veut restaurer l’autorité de l’Etat. Voilà pourquoi, je le soutiens.

4- Meymac (Corrèze)

Grâce à mon mari, j’ai découvert la Corrèze. Une véritable deuxième terre d’adoption. Meymac, c’est comme mon jardin secret. Une halte estivale indispensable. Au calme, je me ressource, je déconnecte et je fais des pâtisseries. Je suis la reine de la Flognarde, un clafoutis aux pommes. Et j’ai appris à pêcher à la mouche. Un exercice délicat, où le geste doit être précis. On y apprend la patience et la persévérance. Utile en politique…

5- avenue Jean Jaurès (Saint-Ouen)

Le compte à rebours est lancé : en janvier 2018, le Conseil Régional emménage de l’autre côté du périphérique, avenue Jean Jaurès, à St Ouen. 11 sites réunis en un seul bâtiment écoresponsable et numérique. Avec 9 millions d’euros d’économies par an, à la clef. Et plus d’efficacité pour gérer les dossiers urgents qui concernent tous les Franciliens. Comme la fermeture des quais. Une aberration. Ce sont les véhicules bruyants et polluants qu’il faut bannir. Sûrement pas l’automobiliste lambda.